Stéphane Arguin

Emacs : la fin d'une quête

Au cours des dernières années, je menais une quête à la recherche de l’éditeur de texte parfais pour moi. Bon, « quête » est peut-être un peu fort, mais disons que j’en ai utilisé plusieurs et rien ne me convenait jamais à 100%. Jusqu’au jour où j’ai redécouvert Emacs. Je dis redécouvert car je l’utilisais aux débuts des années 2000 pour développer et déboguer des applications en langage C. J’ai essayé beaucoup d’autres éditeurs, mais pas un n’arrive à la cheville d’Emacs (bon ok, Vim peut-être :P ).

Les autres éditeurs

Voici une liste non-exaustive des éditeurs (excluant des IDE comme Eclipse) avec lesquels j’ai travaillé le plus au cours de ma carrière :

  • jEdit
  • E Text Editor
  • UltraEdit
  • Notepad++
  • TextMate
  • WriteRoom
  • Vim
  • gEdit
  • … et d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit.

Ils sont plus ou moins extensibles (à part jEdit et Vim). Pour certains, ils sont propriétaires (pas d’accès aux sources). La plupart de ces éditeurs, mis à part Vim et jEdit, ne sont fait que pour un système d’exploitation : Windows ou OS X. Ceci me pose un problème car je dois travailler avec plusieurs systèmes d’exploitation dû à mon travail. OS X sera quelque chose du passé bientôt car après 5 ans et 4 mois avec mon MacBook Pro de 17 », je vais bientôt revenir à mon système d’exploitation préféré : Linux (quand Dell va finir par me livrer mon laptop! Longue histoire…)

Mais pourquoi Emacs?

C’est en lisant par hasard un article parlant d’org-mode, un mode majeur d’Emacs qui permet d’organiser ses notes, gérer ses todo, écrire des rapports, des livres, maintenir son site Web, gérer son agenda, … que le goût de revenir à Emacs a été comme tout simplement logique. J’écris présentement ces lignes dans org-mode.

Voici un échantillon très (très, très, très, …) mince des avantages et fonctionalités d’Emacs :

  • Multi-plateforme : Windows, Linux, OS X, BSD, Solaris, Android, …
  • org-mode… évidemment ;)
  • Une collection d’extentions phénoménale.
  • Emacs est programmable, extensible, malléable, …
  • Une communauté très vivante.
  • Des clients IRC, Email, IM, … sont disponibles à même Emacs.
  • Des outils comme une calculatrice, un calendrier, …
  • Accès à distance aux fichiers en utilisant FTP, SSH, WebDav, …
  • Il y a même un psychothérapiste intégré (essayé : m-x doctor) :D
  • Et je pourrais en nommer comme ça encore longtemps…

Un avantage important pour moi est qu’il soit multi-plateforme. Je peux donc utiliser le même éditeur que je sois sur Windows, Linux ou OS X.

Configuration

Peu importe le système d’exploitation sur lequel je travaille, j’utilise les mêmes fichiers de configuration que je conserve dans GitHub. Un nouveau poste de travail? Hop, un git clone et s’est parti.

Je n’entrerai pas dans les détails des fichiers de configuration d’Emacs (ce n’est pas le but de cet article), mais il existe un tas d’exemples partout sur internet. Vous pouvez aussi aller voir ma configuration, l’étudier, la cloner, la modifier, … comme bon vous semble : https://github.com/StephaneArguin/emacs-config.

Ok, où je commence?

Premièrement, il faut télécharger Emacs pour votre système d’exploitation (la version la plus récente est 24.3 au moment de l’écriture de cet article). Ensuite simplement le décompresser en quelque part sur votre disque. Voilà! Vous pouvez le démarrer et commencer à l’explorer avec les configurations par défaut.

Quelques pistes pour démarrer votre exploration :

Ne vous laissez surtout pas intimider par l’apparence de complexité de cet éditeur. Si vous investissez le temps, ça sera très payant et stimulant. Voici un phrase qui résume ce qu’est l’apprentissage d’Emacs (ref: http://emacs.sexy/#learn)

Mastering Emacs is not the goal, it’s the path.

  • A happy Emacs user

J’ai l’intention d’écrire plusieurs articles sur Emacs pour partager mes découvertes, mes connaissances, mes solutions à des problèmes que je rencontre, … Alors, restez à l’écoute!

-SA-


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